Le premier est un aliment non transformé et le second est un aliment ultra transformé (AUT). Or la revue américaine Cell Métabolisme vient de publier (août 2025) les résultats d’une étude qui analysait les effets sur la santé d’une alimentation ultra transformée à 75% par rapport à une alimentation pas ou peu transformée, à calories égales.

En seulement trois semaines, les effets délétères suivants se sont manifestés :

• altération du métabolisme entraînant une prise de poids due à la diminution de la mastication et à l’accélération du passage de sucre dans le sang ;

• perturbation de l’équilibre hormonal dont altération de la fertilité masculine ;

• augmentation du risque cardiovasculaire (augmentation du cholestérol sanguin) et du syndrome dépressif. D’une part, ces produits constituent actuellement en France 35% de l’apport calorique ; ce taux monte même à 50% au Royaume Uni, aux États-Unis, au Canada et en Australie. D’autre part, ils représentent 80% des produits disponibles en supermarché.

Comment les reconnaître ?

Les AUT contiennent des ingrédients traditionnels auxquels on fait subir des processus de transformation industrielle (cuisson/extrusion, soufflage, enrobage, craquage, hydrogénation…) et auxquels on ajoute des antioxydants pour en modifier la texture, le goût ou la durée de conservation. En règle générale, si un article contient un ou deux composants qui ne sont pas présents dans toute cuisine, comme l’huile hydrogénée, le sirop de glucose ou les édulcorants, il s’agit d’un AUT.

Comment les éviter ?

On peut réduire la consommation d’AUT en cuisinant à partir d’aliments bruts. Lorsque ce n’est pas possible, on peut toujours analyser la liste des ingrédients de chaque denrée ou du moins fuir les listes d'ingrédients trop longues. Cela risque de devenir chronophage et de transformer le remplissage hebdomadaire du chariot en corvée, à moins de privilégier une alimentation issue de l’agriculture biologique qui respecte la santé du consommateur. Lequel consommateur doit raison garder : la mayonnaise bio (excellente !) n’en est pas moins un aliment transformé.

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