En France, l’eau du robinet est l’un des biens publicsles plus partagés.

On y a accès 24 heures sur 24, dans chaque foyer, chaque hôpital, chaque école.
Elle semble propre, transparente, inépuisable. Mais cette confiance repose sur un mythe.

Car l’eau potable n’est plus ce qu’elle était.

Et les menaces qui pèsent sur elle ne sont ni rares, ni invisibles. Elles sont déjà là.
Dans nos verres, dans les canalisations, dans les nappes.


Une ressource menacée...
Le Haut-Commissariat au Plan et France Stratégie viennent de publier un rapport glaçant : à l’horizon 2050,
88% du territoire métropolitain pourrait être, l’été, en situation de tension hydrique sévère.

Non seulement l’eau va manquer, mais celle qui sera disponible pourrait ne plus être conforme à nos critères sanitaires.

La crise de l’eau n’est plus un risque : c’est une trajectoire.
Et elle commence bien avant 2050.


… par une pollution invisible.
Les contaminants ne sont plus l’exception. Pesticides, nitrates, PFAS, résidus médicamenteux, micro-plastiques, chlorure de vinyle monomère...

Tous ces polluants sont désormais mesurés dans l’eau potable en France. Selon Le Monde, se fondant sur les bilans des
agences régionales de santé, plus de dix millions de personnes ont consommé en 2022 une eau non conforme,
principalement en raison de la présence de pesticides ou de leurs résidus. La plupart n’en ont rien su.
Et en attendant…


Renvoyons la facture de la dépollution aux pollueurs ! 
L’UFC-Que Choisir appelle les consommateurs et consommatrices à un geste fort et symbolique : renvoyer leur facture d’eau aux pollueurs pour dénoncer cette injustice et exiger une action efficace à la source. 
La dépollution ne doit plus reposer sur les consommateurs, mais sur les véritables responsables. 
Enfin, agir à la source, c’est empêcher la pollution avant qu’elle ne coûte plus cher… (À suivre).

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