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E 171 : Qu’en est-il dans le bio ? (Suite)

Dans le journal N°58, l’article portant sur les nanotechnologies, évoquait le E 171, lequel désigne une molécule qui se décline sous plusieurs tailles. Mais c’est le même sigle, E 171, et le même mot «dioxyde de titane ». Cela exige quelques précisions.

Tout d’abord, il est important de préciser que la taille du Dioxyde de Titane varie selon les utilisations. Le problème est que la simple liste des ingrédients ne permet pas de savoir si nous avons à faire à une taille inférieure à 50 nm par exemple (taille en dessous de laquelle le Dioxyde de Titane est considéré comme potentiellement dangereux), ou supérieure à 100 ou 200 nm. En cosmétiques Bio, cela a toute son importance, et pour vous y retrouver, plusieurs repères:

– Ecocert ne certifie en Bio que les produits contenant une taille de Dioxyde de Titane supérieure à 100 nm.

– Certaines marques communiquent en vous garantissant une taille supérieure à 100 ou 200 nm

– Votre point de vente spécialisé est là pour vous renseigner au mieux et avoir fait les vérifications nécessaires auprès de ses fournisseurs

Certaines études réalisées par plusieurs fabricants de cosmétiques bio (Melvita, Lavera et Phyto-actif pour sa marque Bioregena), tendent à démontrer que les nanoparticules de dioxyde de titane restent dans la couche superficielle de l’épiderme (2 à 4 micromètres d’épaisseur) qui se renouvelle tous les jours. Les particules minérales seraient donc éliminées avec les cellules mortes. Des analyses commanditées par des entités indépendantes seraient peut-être nécessaires pour confirmer ces résultats.

D’autre part, certains fabricants (Melvita, Lavera) encapsulent le dioxyde de titane dans de l’acide stéarique végétal (acide gras dérivé de l’huile de coco), des triglycérides végétaux ou encore de la silice. Cette encapsulation stabilise les nanoparticules, les rend non volatiles et réduit encore la probabilité de leur pénétration dans l’épiderme.

D’autres marques (Florame par exemple) garantissent un diamètre des particules supérieur à 200 nm (le dioxyde de titane ne semblerait présenter un danger potentiel que s’il est micronisé à moins de 30 à 50 nm). D’ailleurs, la certification Ecocert prévoit une taille minimale de 100 nm pour ces nanoparticules: un produit labellisé Ecocert ne présenterait donc aucun danger.

Et vous, allez-vous bannir les crèmes solaires au dioxyde de titane? Entre les filtres chimiques présents dans les crèmes non bio (perturbateurs endocriniens avérés), les coups de soleil et les UV nocifs (cancers possible, vieillissement prématuré certain) et les filtres minéraux, il faut bien choisir… Les particules de dioxyde de titane, si possible encapsulées, et d’une taille suffisante, semblent encore être la moins mauvaise solution (à moins de rester à l’ombre tout l’été)!

 

Source : https://espacerenaissance.wordpress.com/2013/07/20/dioxyde-de...

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